Quelles sont les stratégies du High Frequency Trading ?!


Finobuzz

stock-photo-crash-of-stock-markets-trading-shares-in-milliseconds-can-turn-into-financial-catastrophes-114255640

Finobuzz – Quelles sont les stratégies du High Frequency Trading ?!

Le High Frequency Trading ou négociation à haute fréquence est une expression qui s’est répandue comme une traînée de poudre dans l’industrie financière depuis la publication du livre à scandale Flash Boys de Michael Lewis. Mais savez-vous de quoi il s’agit ?! Petit récapitulatif des stratégies de HFT, selon l’AMF France.

Les transactions à haute fréquence, ou trading haute fréquence (THF ou HFT, de l’anglais high-frequency trading), sont l’exécution à grande vitesse de transactions financières faites par des algorithmes informatiques, dit Wikipédia.

« C’est une des catégories du « trading automatique », qui gère de plus en plus les données boursières à la manière d’un big data devenu inaccessible à l’analyse humaine et bancaire traditionnelle. »

Le HFT se définit par 2 critères principaux, d’après Laurent Grillet-Aubert, Économiste à l’AMF France.

stock-vector-faster-superhero-rushes-to-the-aid-on-flat-style-262936142 faster  1. Des stratégies qui impliquent…

View original post 281 mots de plus

Définition peul


A. − ETHNOL., subst. masc. plur. Peuple d’Afrique occidentale, aux traits fins et à la peau cuivrée ou noire, qui vit sur un territoire allant du Sénégal jusqu’à l’est du lac Tchad. Il s’est produit de nombreux métissages avec des nègres, surtout chez les Peuls sédentaires (Haddon, Races hum., trad. par A. Van Gennep, 1930, p.88).On ne saurait étudier les Peuls de la boucle du Niger sans tenir compte de ceux qui vivent plus à l’ouest et de ceux qui ont fondé les sultanats du Cameroun septentrional(Griaule, Méth. ethnogr., 1957, p.30).

Empl. adj. Relatif ou propre à ce peuple. Aux arbres et aux oiseaux j’ai retiré même ces surnoms européens déformés dont je les avais affublés au hasard, comme de gibus et de corsets un roi peul (Giraudoux, Suzanne, 1921, p.179).

B. − LING., subst. masc. sing. Langue soudanaise du groupe de l’Atlantique Ouest, à nombreux dialectes, employée par les groupes de population peule du Sénégal jusqu’au Cameroun et au Soudan. Comme il est naturel pour une langue parlée sur une aire aussi étendue, le peul comporte de nombreux dialectes dont beaucoup n’ont d’ailleurs pas encore été étudiés (P.-Fr. Lacroixds Langage, 1968, p.1068).

Prononc. et Orth.: [pø:l]. Rob., Lar. Lang. fr.: peul ou peuhl.Étymol. et Hist. a) 1847 ethnol. (A. Raffenel, lettre du 8mars ds Ann. mar. et coloniales, t.103, p.233); b) 1913-14 (H. Gaden, Le Poular, dialecte peul du Foûta sénégalais ds Lang. Monde 1952, p.842). Mot africain (v. Lang. Monde, p.837). Bbg. Labouret(H.). La Langue des Peuls ou Foulbé. Dakar, 1955, pp.37-45. _Lacroix (P.-F.). Le Peul. In: Le Langage. Paris, 1968, pp.1068-1089.

La Mauritanie


La Mauritanie est une surprenante rencontre du Maghreb et de l’Afrique noire, marquée par sa diversité ethnique : la population, encore fortement ancrée dans l’appartenance tribale, se répartit en parts égales entre Arabo-Berbères et Négro-Africains.
La Mauritanie est par nature une terre de passage, un carrefour de cultures. Très commerçant, le pays est parfois encore traversé par des caravanes. Dans ce trait d’union entre Afrique du Nord et Afrique subsaharienne, on croise des Occidentaux partis plus ou moins à l’aventure, avec leur propre véhicule, sur la route du Sénégal, du Mali ou bien plus loin encore… ou, dans l’Adrar principalement, des trekkeurs venus défier les dunes.
La Mauritanie est l’un de ces pays où l’on peut encore goûter aux espaces infinis, à l’illusion d’une liberté sans conditions. Mais vous serez surpris d’y trouver aussi des usines modernes, un réseau GSM omniprésent et, parfois, des voitures de luxe.
Dans cette région, l’une des plus chaudes du globe, il faut être très prudent si l’on s’aventure dans le désert. Dans les vents de sable et de poussière de la Mauritanie, il n’y a plus d’ombre et on perd facilement le nord.

En savoir plus : www.peu-lh.org

Lisons le fulfulde alphabet en peul


5

Chapitre 1 

L’alphabet fulfulde 

L’alphabet pour la transcription du fulfulde a été fixé par 

le décret n1 85/PG/RM du 26 Mai 1967. Inspiré de l’alphabet 

latin employé en français, il comprend 32 lettres qui sont ainsi 

classées par ordre alphabétique. 

‘ A B Ɓ C D Ɗ E 

F G H I J K L M 

Mb N Nd Ng Nj Ɲ Ŋ O 

P R S T U W Y Ƴ

‘ a b ɓ c d ɗ e 

f g h i j k l m 

mb n nd ng nj ɲ ŋ o 

p r s t u w y ƴ

Diallo Bâ ka ………


En Afrique, tous les gens du même village peuvent en effet se considérer comme frères et sœurs. Et quand un Africain dit «ma sœur», c’est pour signaler qu’une amitié forte le lie avec une fille ou une femme —en tout bien, tout honneur.

Les Diallo, au même titre que les Ba, Ka, Dia, Dicko, Diaw, Dioum, Sow, Niane, Sall, Baldé et autres Barry, sont présents en Guinée comme dans tous les pays de la bande sahélienne; au Sénégal, au Mali, mais également de la Mauritanie au Soudan, en passant par le Nigeria et jusqu’au Cameroun.

A l’origine

Même s’ils ne font pas beaucoup parler d’eux, les Peuls représentent l’un des plus grands peuples d’Afrique: ils sont plus de 20 millions, anciens éleveurs nomades islamisés qui parlent la même langue, partagent la même culture, avec des accents et des expressions différentes en fonction des régions.

Selon les recherches de Cheikh Anta Diop, célèbre scientifique sénégalais, les Peuls seraient originaires de la vallée du Nil, en Egypte. Ou plus précisément du Sinaï, explique l’écrivain guinéen Tierno Monénembo (Diallo de son vrai nom), auteur d’un roman, Peuls (Seuil, 2004), qui retrace l’épopée de son ethnie.

«Les Peuls disent que leur origine remontent à “l’homme de Thor”, une ville du Sinaï d’où ils sont ensuite partis vers l’Egypte. A l’origine, il n’y avait que deux clans chez les Peuls, les Ba et les Ka. Les Ka ont donné les Kane, les Dia les Diallo, un surnom de guerre qui veut dire “le résistant, l’indomptable”. De la même manière, chez les Malinkés le nom Keita est en fait un surnom de guerre, pour dire que “c’est un homme”.»

Une certitude pour Rabiatou Diallo, ancienne militante syndicale et présidente du Conseil national de transition (CNT), l’équivalent du Parlement en Guinée:

«Nafissatou Diallo vient de Labé, mais elle n’est pas de la même famille que Cellou Dalein Diallo [principal opposant, tenu depuis la présidentielle de 2010 pour le candidat des Peuls en Guinée, ndlr], contrairement aux rumeurs qui ont d’abord circulé à Conakry.»

«Les Diallo viennent de Labé, la capitale du Fouta Djallon, la région qui compte la population la plus fortement islamisée d’Afrique de l’Ouest», explique pour sa part Alpha-Mohamed Loppe Sow, professeur d’histoire à Paris et auteur d’un ouvrage sur la question (Ethnies et société islamique en Afrique, un paradoxe? Le cas du Fuuta Dyallöö guinéen du XVIe au XXe siècles, L’Harmattan, 2007).

«Les Diallo ayant joué un rôle important dans l’islamisation, leur nom a été associé à une certaine noblesse. Beaucoup de gens l’ont adopté par la suite.»

Autrement dit, tous les Diallo sont loin d’être de la même famille. Les descendants des princes érudits des zawiyas (écoles religieuses et monastères) de Mamou ou de Medina Gonasse s’appellent Diallo, et se moquent parfois gentiment de leurs «esclaves», les Ba, dans la tradition de la kalinté, «parenté à plaisanterie». Cette pratique permet de se taquiner et de s’entraider entre différents patronymes peuls, mais aussi entre Peuls et Sérères, une ethnie du Sénégal à laquelle appartenait le poète-président Léopold Sédar Senghor.

Les noms peuls ne correspondent pas à des métiers, des spécialités ou des castes (griots et forgerons) comme ce peut être le cas dans d’autres ethnies ouest-africaines.

«La seule spécialité des Peuls, c’est l’élevage, rappelle Alpha-Mohamed Loppe Sow. S’ils ont la réputation d’être endogames, c’est parce que la propriété du bétail passe par la femme. On fait donc de telle sorte que le bétail ne sorte pas de la famille ou du clan. Quant à l’image d’une communauté assez fermée, elle correspond sans doute à une certaine réalité. Les Peuls se sont toujours suffi à eux-mêmes du point de vue économique, grâce au bétail.»

Quelle est la place de la femme dans la société peule? Celle-ci est changeante, explique Tierno Monénembo.

«Avant l’islamisation, le matriarcat était en vigueur. Il y avait Dieu, la vache et la femme, qui venait en troisième parce qu’elle donne le lait, sacré chez les Peuls. L’islamisation, entre les XIe et XVIIIe siècles, a tout changé. Il n’y a plus que les Peuls Bororos du Niger qui pratiquent encore les coutumes d’avant l’islam. Ailleurs, les traditions musulmanes ont pris le dessus. Les mariages sont arrangés tôt, à l’âge de la puberté pour les filles, en milieu rural, par peur du déshonneur.

Dans les temps anciens, avant l’islam, il existait chez les Peuls une fiancée d’honneur: un garçon et sa famille se voyaient confier une jeune fille dont ils devaient veiller à la virginité jusqu’au mariage. Aujourd’hui, dans les villes, les femmes sont beaucoup plus libres. Mes soeurs m’ont par exemple juste tenu informé de leurs mariages, sans me demander mon accord sur leurs partenaires, comme la tradition l’aurait demandé.»

Les «juifs» de l’Afrique

«Nous sommes les juifs de l’Afrique», affirme Abdoulaye, commerçant dans le Bronx. Ce rapprochement a été fait par le grand écrivain malien Amadou Hampâté Bâ, dans plusieurs travaux de recherche. Il est parfois jugé dangereux, dans un contexte politique délétère en Guinée, où les reproches adressés aux Peuls rappellent l’antisémitisme de l’Europe d’avant-guerre.

Dans un pays durablement marqué par le régime de parti-Etat soviétique, les carrières dans la fonction publique sont mieux considérées que les activités de commerce. Or, ce sont les Peuls qui détiennent le grand marché de Madina à Conakry et le commerce de détail à travers le pays. Ils sont souvent accusés —entre autres—de ne penser qu’à l’argent et à leurs intérêts.

Pour Thierno Monénembo, la comparaison avec les Juifs se justifie pleinement, dans la mesure où l’origine des Peuls se situe dans le Sinaï:

«L’étoile de David est appelée chez nous le “pas de l’autruche”. Les Peuls tiennent Salomon, qui était un grand éleveur d’autruches, pour leur oncle. Dans l’étoile de David des Peuls, il y a les points cardinaux, les couleurs et les éléments.

Par exemple, le point cardinal des Diallo, le génie du peuple peul, correspond à la couleur jaune et à l’air, la fluidité, la sagesse. Le point cardinal des Ba, les guerriers, correspond à l’Ouest, tandis que les Sow, au Sud, sont les gardiens du temple et de tout ce qui relève du sacré.»

Les préjugés contre les Peuls, tenaces en Guinée, remontent à l’époque de Sékou Touré, le premier président du pays indépendant. Le nationaliste africain, qui confie à son ethnie, les Malinkés, les postes clés, dénoncera plusieurs tentatives de déstabilisation menées contre lui. En 1960, le «complot Diallo Ibrahima» lui permet d’éliminer un avocat peul qui l’avait rabroué et se préparait à fonder un parti politique. Sous prétexte de «complot des enseignants», un an plus tard, il fait emprisonner des intellectuels tels que l’historien Djibril Tamsir Niane (père du célèbre mannequin Katoucha Niane).

Enfin, le prétendu «complot peul» de 1976 mène à l’arrestation, puis la mort, au camp Boiro, du brillant Telli Diallo. Ministre de la Justice, ancien ambassadeur de la Guinée aux Nations unies et ex-secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ce diplomate chevronné sera soumis à la «diète noire» et mourra de faim et de soif. 

A cette occasion, Sékou Touré prononce en août 1976 trois discours anti-Peuls restés dans les mémoires: les accusant d’alcoolisme, de débauche et de vol, il propose de supprimer toute bourse aux étudiants peuls qui veulent se former à l’étranger, tant que ceux qui sont à l’extérieur ne seront pas rentrés:

«Ils sont sans patrie, ces racistes peuls forcenés, parce qu’ils se disent ne pas être des noirs. Ils sont encore et toujours à la recherche de leur patrie. Ils ne peuvent pas avoir de patrie, parce qu’ils n’ont pas une ligne de conduite exigeant l’accomplissement de devoirs sacrés. Aliénés qu’ils sont, ils ne pensent qu’à l’argent, et à eux. Il faut que la trahison soit extirpée et bannie définitivement du comportement du Peul».

Il n’y a pas qu’en Guinée que les clichés ont la vie dure. «Woor ni Peul» (traître comme un Peul), dit une expression wolof, la principale langue du Sénégal…

Origine et histoire 


L’origine du noyau humain autour duquel s’est formée l’« ethnie » peule est vraisemblablement à chercher chez les « pasteurs à bovidés » du Saharapréhistorique, dont l’aspect et le genre de vie, tels qu’ils apparaissent dans les peintures rupestres du Tassili, évoquent étonnamment ceux des Peuls nomades d’aujourd’hui. Une longue période sépare les premières mentions des Peuls dans l’histoire de ces « proto-Peuls » (qui ont pu aussi être à l’origine de certains pasteurs de l’Est africain), puisque ces fresques remonteraient aux VIe-IIe millénaires avant notre ère et que les Peuls apparaissent aux XIVeXVe siècles dans les Chroniques de Kano et dans Makrizi. Malgré l’absence de documents, il semble que leur « ethnie » se soit constituée au cours du haut Moyen Âge, dans la vallée du Sénégal et les régions adjacentes de l’Est et du Nord-Est, par apports berbères et surtout noirs à cette souche originelle. C’est en tout cas de ces derniers que provient, dans ses structures essentielles, la langue peule, qui appartient incontestablement au même ensemble que le wolof et le serer-sin, actuellement parlés dans la République du Sénégal.

À partir du XVe siècle, les sources, plus nombreuses, indiquent une extension des Peuls vers le sud et surtout vers l’est, dans des conditions au reste mal connues mais certainement liées à la fois aux vicissitudes politiques internes et externes et à la quête de pâturages. Dès le XVIIe siècle, ces migrations amenèrent les Peuls à occuper une bonne partie de leur habitat actuel, mais sans y exercer en général la prééminence politique. Les deux siècles suivants au contraire virent se constituer à leur profit plusieurs États importants, en Guinée (XVIIIe s.), au Mali et surtout au Nigeria-Cameroun (XIXe s.) ; États qui, vaincus et soumis par la conquête européenne, n’en devaient pas moins subsister à des degrés divers pendant la période coloniale et parfois au-delà.

L’islam, qui était présent dans ce[…]

Peuls ethnie 



Les Peuls, ou foulanis, est un peuple (ethnie) sans frontière pré-définie : on les retrouve sur une bonne partie de l’Afrique de l’Ouest et subsaharienne à savoir au Mali, Guinée, Sénégal, Niger, Cameroun, Burkina Faso, Mauritanie, Nigeria, Guinée Bissau, Tchad, République Centrafricaine, Soudan du Nord,, Togo, Gambie, Côte d’Ivoire et en Sierra Leone. Ils seraient plus de 50 millions. Les peuls sont des semi-nomades, et ils sont un peuple très nombreux et en majorité notamment en Guinée, Mauritanie, Niger et au Sénégal.  D’origine du Sénégal (théorie très contestée par les historiens, certains pensent qu’ils viennent du Sinaï, Irak voire Asie…) ce peuple s’est rapproché des Malinkés et des Bambaras plus au sud et à l’est et sont rentrés en conflit avec les peuples du Fouta Djalon (région forestière en Guinée) au 18èmesiècle.

Ils sont réputés pour leur élevage de bétail (leur spécialité), bétail qui leur permet d’être autosuffisant (les bêtes quittent rarement une famille, le bétail se transmet de génération en génération). Certains préjugés ont la vie dure : d’autres ethnies reprochent aux Peuls de ne penser qu’à l’argent et à leurs intérêts. En Guinée, par exemple, ces préjugés sont dus en partie aux tentatives de déstabilisation du pouvoir du Père de l’Indépendance, Sékou Touré de l’ethnie malinké, qui ont secoué le pays. Les soupçons se portent vers les Peuls, accusés de vouloir renverser le pouvoir (les Peuls représentent la moitié de la population en Guinée). Cette réputation a franchi les frontières puisqu’au Sénégal, une expression wolof désigne l’ethnie Fulani comme des traitres, des vendus : Woor Ni Peul, ce qui signifie « traitre comme un Peul ». Si vous connaissez une personne dont le nom de famille finit ou est Ba, Diallo, Sow, Ka ou encore Barry, il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’un Peul.

Pour info, les Peuls (bien qu’une partie soit musulmane) vénère un Dieu Suprême du nom de Guéno : il aurait crée le monde avec une simple goutte de lait.

Autre particularité : le pulaaku, ou l’art d’être Peul : cela définit tout simplement un code de conduite à adopter pour être un bon Peul à savoir : courage, honneur, partage, solidarité, maitrise de soi et humilité.

Il y a des castes chez les Peuls :

_ Les nobles : guerriers, courtisans, marabouts

_ Les « pauvres » : artisans, esclaves etc…

Traduction poular français 


LEXIQUE PULAAR / FRANÇAIS :

 
Encore une très précieuse contribution d’un internaute. Christophe Baudoin nous envoie ainsi ce lexique très complet de la langue Peulh (Pulaar) parlée il est vrai par une grande partie de Sénégalais et d’africains de l’Ouest et du Centre.

A

A n’da hala français :     parlez-vous français.
A fini : tu es réveillé.
A tottani mi wuetyeedam : tu ne m’as pas rendu ma monnaie.
Aada (pl : aadaaji) : tradition ou coutume.
Aanani (mi aanani) : je suis dans l’embarras ou c’est embarrassant.
Abooya sed : à tout à l’heure.
Ada selli ? : as-tu la santé ? ; mi sellaani, je suis en mauvaise santé, je suis malade.
Ada sorli lumdo ? : tu as besoin de ça ?.
Ada yiDikom : est-ce que tu m’aimes ?.
Adjarama : merci.
Addou ou adoum : apportes ou apportes-moi.
Afo (pl : albe) : aîné des enfants.
Alarba : mercredi.
Ala : non ; ala bassi ou ala problème, pas de problème.
Aldjuma : vendredi.
Alkamissa : jeudi.
Alleet : dimanche.
Ama(ni) (mi ama(ni)) : je (ne) danse (pas).
Annda(ni) (mi annda(ni)) : je (ne) sais (pas) ; du verbe annduude, savoir, connaître, être au courant.
Annde : aujourd’hui ; annde éné wuuli.
Annki : hier.
Ano : toi.
Asseet : samedi.
Arde : venir.
Ardaade :précéder, diriger.
Altini : lundi.
Awo : équivalent pêche.
Awde : pécher.
A waawaa yeet ! : tu ne peux pas être tranquille !
Aynude : garder le troupeau.


B

BaaDiraaDo (pl : baaDiraaBe) : neveu ou nièce.
Baaouli : adj signifiant noir.
Bajjo (pl : bajjoen) : enfant unique.
Bakeere : la patte.
Baleejo (pl : BaleeBe) : noir, comme adj et nom (de la race).
BanndiraaDo gorko (pl : wanndiraaBe worBe) :frère ou cousin via une femme.
BanndiraaDo debbo (pl : wanndiraaBe rewBe) :frère ou cousin via un homme.
Baanyoowo : chasseur.
Baatake : la lettre.
Baat en goodo : on recommence.
Baayo : l’orphelin.
Baalenen é diiam : bonne nuit ou à demain.
Barkinde : prendre de la valeur en devenant adulte.
Batulo (pl : watulaaBe) : courtisan.
BaawaaDo (pl: waawaaBe) : le vaincu , le plus faible ; mari faible en rapport à sa femme.
BiDaa : que dis-tu ?.
BiBBe (sing : BiDDo, ou Bi) : enfants au sens de filiation.
BiBBe-baaba (sing: Bi-baaba) : demi-frères consanguins et cousins consanguins.
BiDDo bewDo (pl : BiBBe rewBe) : enfant gâté.
BiDDo ronat baamum : l’enfant est l’héritier des biens de son père / “tel père tel fils”.
Bi-gorgol (pl : BiBBe-gorgol) : « enfants de la tante patrilatéral » – cousin croisé.
Bi-haram (pl : BiBBe haram) : enfant naturel illégitime.
Bi-kaaw (pl : BiBBe-kaaw) : « enfant de l’oncle matrilatéral » – cousin croisé.
Birtude : racler les restes .
Bissimilah (1) : soyez bien venu, réponse, mbaa.
Bissimilah (2) : soyez bien venu, réponse, mbaani.
BoBi (sing : Wowru) : mortiers à piler.
Bocoonde (pl : Bocoode) : oeuf au sens propre, et personne naïve ou irresponsable au figuré.
BoDeejo (pl : woDeeBe) : rouge; au sens figuré, homme de race blanche.
Boftude : ramasser.
Boggol (pl : Boggi) : corde.
Bokaade banndiraaBe mum : traiter ses parents comme des importuns.
Bokaade : chasser, tenir à distance.
Bonnude : gâter, détruire.
BuuBi : froid ; éné buuBi, enduu éné buuBi.


C

Caali (pl : caale) : hangar, ou toiture sommaire pour faire de l’ombre.
CattidiiDo (pl : sattidiiBe) : frère communautaire ou quasi frère.
Caayako (pl : sayakooBe) : bijoutier comme adj et substantif.
Celbal : la paix.
Coggal (pl : cogge) : troupeau de bétail, par extension l’élevage lui-même.
Comcol (pl : comci) : vêtement.
Cubballo (pl : subalBe) : pêcheur.
Cukolel annda Allah anndi ko loosol : « l ‘enfant ignore dieu et connaît seulement le fouet ».
Cukolel teew mum ina yeeso : « le droit de l ‘enfant à la nourriture carnée est au futur ».
Cuutungu (pl : cuutule) : abandon du domicile conjugal par l’épouse.


D

Daanima (mi daanima no feewi) : j’ai très bien dormi ; daano, dors.
Daccude : laisser, libérer.
Daddoowe (pl : raddooBe) : chasseur.
Dampe dawa (pl : dampe dawaen) : substantif verbal composé signifiant personne que l’on fait travailler par la contrainte.
Dampe : recevoir des coups de pieds.
Daanga : la sacoche.
Dawa : aller le matin au travail.
Danki (pl : dankeele) : claie de bois servant de siège collectif voire de lit.
Daral (pl : dare) : exposition de bétail et par extension marché aux bestiaux.
Daraade : se tenir debout.
Debbo ko jawdi, annda Do yantata : la femme est un bien qui ignore, par conséquent, sa destination.
Debbo nde resoto ma jogo nehoowo : la femme ne demeure en ménage que si son éducateur (père) continue de surveiller sa conduite.
DeBeele : eaux au sens péjoratif.
DeedaaDo (pl : reedaaBe) : enfant naturel, illégitime.
Demoowo (pl : remooBe) : agriculteur ou cultivateur.
Denndinoowo (pl : renndinooBe) : délateur ou calomniateur.
Denntal (pl : dennte) : réunion publique, et par extension la prière en commun.
Deyydiu : tais –toi.
Dewgal e ceergal ngonndi : mariage et divorce sont intimement liés.
Diaamtan (gué) : ça va très bien pour moi (pour nous),en réponse à mbaaDa tampéré.
Diiftaade : s’emparer promptement.
Diine (pl : diineeji) : religion en général, et islamique en particulier.
Dikkuru (pl : dikkiraaBe) : première maternité de la femme.
Dillere (dille) : bruit, remue-ménage.
Dimo : libre, adj invariable en genre (debbo dimo ; gorko dimo).
Dinngiral (pl : dinngire) : place publique.
Diwo (pl : diwBe) : femme divorcée ou veuve.
Diwtude : dépasser, abuser, exagérer.
Djaambar : résistant, robustes.
Djangoo : demain.
DjooBi : l’année.
Dooftom : accompagnes- moi.
Dog ! (dok !) : court !.
Dokke allah : dons de dieu.
Dokko ou dokkoowo (pl : rokkooBe) : généreux, et réputé comme tel.
Dole : le pouvoir ; e dole baa e goonga, le pouvoir bat la vérité.
DooDte : les fesses.
Dow : nom, adverbe et adj invariable ayant le sens de haut ou supérieur.
Duhahu (pl : duhahuuji) : bénédiction, souhait.
DunGiido (pl : runGiiBe) : femme dans sa période menstruelle.
Djaangol : le froid.
Djeema : le soir.
Djoun’go niamo : à droite.
Djoun’go nano : à gauche.
Djoun’go (pl : djoude) : la main ; par extension le bras ; ya lott djoudema, vas te laver les mains.
DumminDe : verbe passe partout remplaçant oublier ou ignorer ; mi Dummi, j’ai oublié.
Duumburu (pl : doombi) : la souris.
Duwde : prier, implorer Dieu ; ada duwla, pries-tu.

E

Ebé diam : tout vas bien.
Ene waawui wonnde : cela peu être.
Ene weeBi : c’est facile, aisé.
Ene saDi : c’est difficile.
Ené chéri : c’est cher.
Ene siiri : c’est sûr.
Ene waddi buurBe yo yoode : il y a des filles plus jolies.
Enduu : le vent.
EnnDam (pl : ennde) : au sens littéral « mes seins » ; parenté utérine.
Enndu (pl : enndi) : le sein.
Ennen denndi : de rien ou à dire lorsque l’on vous remercie.
Ennen foof : nous tous.
Ennto : le sevrage
Enntude : sevrer le nourrisson.
EsiraaDo (pl : esiraaBe) : beau-parent (esiraaDo debbo ; esiraaDo gorko).
EsiraaDo debbo na haDa reseede e resde : la belle-mère est opposée (na haDa :empêche) au mariage (reseede) de sa fille, comme à celui (resde) de son fils.
EsiraaDo debbo waDaaka barke : la belle-mère est haïssable ; « personne sans valeur, mauvaise » (waDaaka barke).
EsiraaDo mo tampinnta : le beau-parent qui ne tire pas profit de son gendre.
Esiraagal : parenté par alliance.
Eye : oui.

F

Faandu almuudi (pl : paali almuBBe) : écuelle (faandu) à aumônes de talibés.
Fadam : attends-moi ; mi fada, j’attends.
Fadema : pour moi ; de fade, pour (une personne).
Falo (pl : pale) : berges fluviales, les plus inondées donc plus fertiles.
Feccude : partager, répartir.
Fedde (pl : pelle) : association quelconque de personnes.
Felliti ( mi felliti) : je suis décidé, je décide ; a felliti yahde, tu as décidé de partir.
FenGre (penGe) : encombrement de la gorge par une arête de poisson.
Ferde : s’exiler définitivement.
Fetel (pl : fetelaaji) : fusil de chasse ou de guerre.
Fettu ! : tires ! (surtout pour un coup de pied).
Fidje : jouer.
Fiide : frapper, corriger porter des coups ; au figuré, donner sa contribution lors d’une collecte d’argent ; ar fiimo, viens me frapper.
Foof : tout.
Fooftaade : se reposer ; mbooDo yidi fooftaade, j’ai besoin de me reposer.
FooDondirde : se disputer telle chose.
FooJde : dépérir, ou maigrir, adj, fooJi, maigre ou mince.
FooJre ou pooJram (pl : pooJre) : maigreur, rachitisme.
Fooyre (pl : pooye) : l’âtre et par extension, le foyer ou la famille.
Fonndude : égaliser ; fonndetaake, forme négative.
Fottaade : rencontrer ; mbooDo fotti yi’de sehilam, je dois voir un ami.
Fowru : hyènes au propre et au figuré.
Funaange : soleil levant ou est ; composé du verbe.
Fudde : pousser, émerger, apparaître et naange (pl : naaje),le soleil.
FuDDade : commencer.
FuneeBe (sing : funeere) : jumeaux.

G

Gaajo (mi gaajoma) : je plaisante, je te taquine.
Gali : rangées de perles à finalité érotique, dont les femmes se ceignent les reins.
Galle (pl : galleeji) : maison, famille
Galle Besdo ou Besnudo (pl : galleeji Besdi ou Besnudi) : famille nombreuse.
Galle tuubaak (pl : galleeji tuubakooBe) : maison style européen.
Galo (pl : alDuBe) : se dit de l’homme riche.
Ganyo (pl : anyBe) : ennemis.
GardiiDo (pl : ardiiBe) : dirigeant ou leader.
Gassa wonnde : peut-être.
Gassi : (c’est) fini.
Gawri (pl : gaweeje) : mil en général.
Gaynaako (pl : aynaaBe) : gardien de troupeau.
GaynuBe : au sens général, ceux qui ont terminé.
Gaynude : finir, terminer, achever.
GiJiraaBe (sing : giJiraaDo) : les personnes appartenant à une même classe d’age.
GiJiraagal ko banndiraagal : la communauté d’age équivaut à parenté.
Gniide : les dents ; gniram éné muusa, mes dents me font mal ; mbooDo mussa.
Gorgol ou gorgolaajo (pl : gorgolaaBe) : la tante.
Golle : travail, labeur.
GoonDa (goongua) : vrai, par extension, c’est vrai.
Gorko (pl : worBe) : homme.
Guaye : ici, là : ar guaye, viens ici.
Guite : les yeux.

H

Haalande : parler ; o haalanii, il ne parle pas ; haal seesa, parle doucement ;haalanom : parles-moi.
Haal-pulaaren (sing : haal-pulaar) : personnes parlant le pulaar (dialecte peul).
HaBBude tekkere : nouer, attacher un chiffon; au figuré prendre une option matrimoniale.
HaGGille liingu : « intelligence du poisson », par conséquent sans finesse d’esprit.
Hare (pl : kareeli) : bataille, rixe.
Heewade : abonder en ; être nombreux ; avoir beaucoup de ; être plein.
Hello (pl : kelle) : gifle donnée avec la main ou avec un objet quelconque.
Heno ! : dépêches-toi !.
HeyDi (mi heyDi) ou mbooDo heyDa : j’ai faim ; mi heyDani, je n’ai plus faim.
Hersude : avoir honte, ou avoir de l’amour-propre.
He wui : trop ; éné he wui, c’est trop.
HoBBe (sing : kodo) : étrangers de passage.
Hoddu (pl : kolli) : guitare toucouleur multi-cordes.
Hoppom ou hoppum ! : laisse-moi !.
Hoyde : être léger, sans poids ; éné hoy, c’est léger ; être gêné, honteux.
HiDorde ou hoDande (pl : koDorDe ou koDanDe) : maison, habitation, établissement de l’homme en ménage.
Holi tonyDoma, fii ma : qui donc t’a taquiné et frappé ?
Hol wakhtou yoni ? : quelle heure est-il ?
Hol wakhtou mo diegue da ? : quelle heure avez-vous?
Hoore heli (pl : koye keli) : « tête cassée », indique la dissociation de la personnalité par la vieillesse.
Hunuko (pl : kunuDe) : bouche ; source d’un cours d’eau ; ouverture.
HuttooBe(sing : kuttoowo) : dépeceurs, en thermes de boucherie.
Huywere (pl : kuywe) : écume au sens propre, homme simplet, irresponsable au figuré.

I

Ineere : le nez.
Iodi : joli, beau ; éné iodi, c’est joli.
Iodani : laid ; éné iodani, c’est laid.
Ioni : çà suffit.
Ittuduum : enlèves- le ; ittuni, lâche ça, arrête ça ; éné ittani, ce n’est pas enlevé.

J

Jaambaaro (pl : jaambareeBe) : brave, téméraire.
Jalde : rire, a jala, tu ris.
Jam : la santé.
Jamaa (pl : jamaaji) : mosquée pour les prières sans apparat.
JanguBe (sing : janguDo) : attribut signifiant instruit en islam.
Jattore (pl : jattoje) : injure, grossièreté.
Jeewtoowo (pl : yeewtooBe) : causeur, homme ou dame de commerce agréable, de compagnie.
JeekiraaDo (pl : jeekiraaBe) : le beau-frère et belle-sœur de l’épouse, et inversement.
JeekiraaGal : fraternité par alliance relativement à l’épouse.
Jeere : le marché.
Jeeri : partie sahélienne du Fuuta Tooro, située hors des crues du fleuve Sénégal.
Jibinnde : donner naissance, accoucher, enfanter.
JiiBde : mélanger au propre, et calomnier au figuré.
JiBoowo (pl : jiBooBe) : qui crée l’hostilité entre personne en les calomniant.
Jiggoore (pl : jiggooje) : approvisionnement en mil par achat de l’excédent des récoltes que certains cultivateurs commercialisent.
Jihaad : nom d’origine arabe désignant la guerre sainte contre les incroyants.
JiiduBe yumma e baaba : apparentés (jiiduBe) par la mère et le père.
JiiJam (pl : JiiJe) : sang, consanguinité.
Jikku (pl : jikkuuji) : caractère, tempérament individuel.
Jingannde banndum : prendre fait et cause (jingude) pour son parent.
JinnaaBe (sing : jiinnaaDo) : les pères et mères ou leurs substituts.
JinnaaDo gorko : équivalent de père.
Jinnaagal : la parenté (filiation) au sens du père et de la mère ou de leurs substituts.
JooDo : assieds-toi.
Joony : tout de suite ; joony joony pour renforcer la rapidité.
Jomm wuro : chef de village.
Joom galle : maître de maison.
Joom leydi : propriétaire du sol.
Joom asko (pl : joom askoen) : qui appartient à un arbre généalogique notoire.
Joowre (pl : joowe) : le tas quelconque.
Jumaa (pl : jumaaji) : mosquée où la prière du vendredi s’effectue.
Jumtimol : arc-en-ciel.
JyaaDo (pl : jyaaBe) : esclave ; gorko ou debbo jyaado : homme ou femme esclave.

K

Ka tampuu lo : es-tu fatigué.
Kaaw (pl : kaawiraaBe) : l’oncle.
Kala : n’importe quoi ; kalando mbawo mi diodaade mbooDo wulé (ou wula),partout où je me trouve j’ai chaud.
KalfaaDo (pl : halfaaBe) : dépendant ;se dit de l’esclave soumis à son maître, ou de tout autre rapport de dépendance, familiale comme sociale.
Kaliifa (pl : halifaaBe) : responsable, commandeur ou maître.
Kanaafigee : personne qui parle pour ne rien dire ou personne inculte.
Kangaal : fou ;o kangaal, il est fou.
Kankoo : lui ; kankoo booneno, lui est méchant, impoli (booneti).
Kass : la tasse, le verre.
Kastchuumdo mi ! : tu m’as brûlé !.
Kersa (pl : kerse) : honte, ou amour-propre exagéré.
Kess : le dos ; no kess mone wadi, comment vas le dos.
KeyniraaDo (pl : keyrinaaBe) : le beau-frère et belle-sœur du mari et réciproquement celui-ci par rapport à ceux là.
Keyniraagal : fraternité par alliance relativement à l’époux.
Kirène é diam : bonsoir.
Ko haidara : de rien, je vous en prie.
Ko hol ndoum : qu’est-ce que c’est ?
Ko mbaata ko modjani : ce que tu fait n’est pas bien.
Kodda (pl : koddaaji) : cadet(te).
Ko kaawiraaDo naanata alanna : c’est l’oncle qui introduit (son neveu) au paradis.
Koingaal (pl : koiDe) : le pied.
Kolce (sing : holsere) : bovidés en général.
Konnda ko isunnde : tu me brûles.
Kongo yeto ? : pourquoi, qu’est-ce qui te fais pleuré ?.
Kosam : lait ; parenté utérine.
Kurtungu (pl : kurtule) : transfert de l’épouse au domicile du mari.
KuudaaDo : enfant mal élevé (petite injure).
Kuunde (kunndal) : cuillère en bois.
Kuudu (pl : ?) : cuillère en métal.
Kuunnyo (pl : huunyBe) : nom et adjectif signifiant goinfre au propre, et courtisan au figuré.

L

LaBBinde : rendre propre, purifier, nettoyer, rendre clair.
LaaBe : être propre, net, être pur clair ; être sur, certain, au courant de.
Laam : forme abrégée de laamDo (pl : laamBe) signifiant roi.
Laana (pl : laaDe) : pirogues.
Laanyal (pl : laanye) : arc.
Laartoowo (pl : laartoBe) : qui cherche ; candidat à telle fonction.
Laartude : chercher.
Lahal (pl : lehe) : calebasse en bois.
Lakaas : bavard, bavarde.
Lapti : superbe, magnifique ; éné lapti, ada lapti.
Law : tôt.
Leegal (pl : leeDe) : quartier de village.
Leggal (pl : leDDe) : morceau de bois, ou bois simplement.
Les : nom, adjectif et adverbe invariable, signifiant bas ou inférieur.
Leeydi : le sable, le sol.
Leeuru : le mois, la lune.
Ligge : le travail.
Linguu (pl : lidii) : le poisson.
Liwoogu (pl : liwooji) : le lamentin.
Loode (pl : looci) : canari à eau ; récipient au sens général.
Loosol (pl : looci) : cravache, fouet ou verge.
Lomtaade : remplacer ; se substituer.
Lomtaade e suudu : remplacer une femme défunte pu divorcée dans son mariage.
Lossoo : brindilles ou branchages.
LuBom : prêtes-moi.

M

Maayo (pl : maaje) : fleuve.
Maidaa : jamais.
Masin gunoowo (pl : masinaaji gunooji) : pileuse à moteur.
Masloowo (maslooBe) : personne qui prête ses bons offices pour concilier des adversaires.
Mawnde : grandir, devenir grand, gros, important, adulte.
MawDo (pl : mawBe) : adj signifiant grand.
MawniraaDo (pl : mawnyraaBe) : l’aîné(e).
Mbaaddi (pl : mbaaddiiji) : mou, lymphatique ou dépourvue de virilité.
Mabba (pl : bambi) : l’âne (mabba wuro) ; le phacochère (mabba ladde) ; le pou (mabba hoore).
MbaaDa e gule(ki) : comment vas la chaleur ? ; réponse, modum.
Mbaatarima né weli : le repas est bon.
Mbaluu (pl : mbadidi) : le mouton ; mbadidi keewi, beaucoup de moutons.
Mbeewa (pl : mbeehi) : la chèvre.
Mbootel (pl : mbooton) : le chevreau.
MbooDo wi yee : je m’appelle.
MbooDo yiDi nyaamde : je veux, je désire manger.
MbooDo yiDma : je t’aime.
Mboomri (pl : mbommbi) : jeune fille.
Mbuuto : adj signifiant gros, gras.
Mi gaini lottaade : j’ai fini de me laver.
Mi haari : je suis rassasié.
Mi nanata Pulaar no feewi : je ne comprends pas bien le pulaar.
Mi yaa mi looto yo : je vais me laver.
Mi yejjiti : j’ai oublié.
Mi yeewnima : j’ai ta nostalgie, tu me manque, tu m’as manqué.
Mi yeewni no one : vous m’avez manqué.
Mi yeewti elaane emaabe no feewi : je n’ai pas assez discuté avec…
Mi yi’ gorkoma : j’ai vu ton mari.
Miiskino : homme de condition modeste ; pauvre.
Mino ou mine : moi.
Mo ala jinnaaBe (pl : Bee ngala jinnaaBe) : dépourvu de géniteurs ou sans famille.
Modum (ni) : çà va bien (salutation : réponse à no mban’da ?).
MoJJere : bonté.
Mooftade : garder, mettre de coté, ranger ; mbooDo moofta : je ranges.
Moolaade : se cacher, demander protection.
Moneede : n’avoir pas la meilleure part ; perdre dans une répartition ; être en reste ou avoir le dessous par rapport à un adversaire.
Moyydii : (c’est) bien, (c’est) bon .
Modjani : ce n’est pas bien, bon .
Muddo ou muddiDDo (pl : muddidBe) : dépourvu de toute finesse intellectuelle.
MusiDaaBe (sing : musiDDo) : les amis.
MusiDaagal :amitié.
Mban’da selli : je vais très bien.
Mban’da tampi : je suis fatigué.
MbooDo heddo ndo : je reste là.
MbooDo miijoo : je réfléchis.
MbooDo ndomm’da (ou di) : j’ai soif.
Mi faamani : je ne comprends pas ; a faami, tu comprends.


N

Naalanke (pl : naalankoobe) : amuseur et danseur.
Nafoore (pl : nafooje) : prestation de services ; don ; rentabilité.
NawliraaDo (pl : nawliraaBe) : coépouse.
Nagge (pl : nay) : la vache.
Naam : oui ! lorsque l’on réponds à une interpellation d’autrui.
Ngaari (pl : gay) : le bœuf ou taureau.
Ngono mi ko … : j’étais, chez une personne.
Ngono mi koto … : j’étais, quelque part.
Nyale (pl : nyalbi) : le veau.
NayaBal : un quart.
NayeeBe(sing : nayeejo) : les vieilles personnes.
Ndeen : autrefois.
Ndema : agriculture.
Ndiyam : l’eau ; ndiyam leeni, voilà l’eau.
Neene : mère au sens affectueux ; neenaam, ma mère.
No galle mone woni ? : comment vas la maison, la famille ?.
No mban’da ? : comment allez-vous ?
No mban’da tampéré ? : ça vas bien ?.
No mbeté n’da ? : comment vous appelez-vous ?
No foti diarata ? : quel est le prix ?
No fe wui : beaucoup, très.
Noot : réponds.
Ne tin’di ha mbourti ! : c’est trop cher !
Nda ! : interjection, tiens, prends !.
Ndaar ! : regarde !.
Ndiiam : l’eau.
Ndimaangu (pl : dimaaDi) : cheval de race.
NeDDo (pl : yimbe) : la personne.
Nehata : forme conjuguée et négative du verbe nehde ou neede :éduquer.
Ngabu (pl : ngabuuji) : l’hippopotame.
Ngaynaako : substantif invariable équivalent d’élevage.
Ngoori (pl : ?) : le coq.
Ni ranDeema né weeli : le dîner est bon.
NjaatiraaDo (pl : njaatiraaBe) : arrière-grands parents et au delà de cette génération.
Njuteen (pl : njutenuuji) : enfant du premier lit relativement au mari actuel de sa mère.
Nofru (pl : noppi) : oreille.
Nooro (pl : noodi) : crocodile.
Nootaade : répondre à un appel, rejoindre ;forme passive : nooteede.
Nyaagaade : demander, quêter.
NyaagooDo (pl : nyaagooBe) : quémandeur.
Nyaamde : manger, consommer.
Nyaamakala : substantif signifiant « manger n’importe quoi ».
Nyaare (pl : nyaaJe) : perle.
NyaDDo (pl : nyaDBe) : rugueux au sens propre, autoritaire et violent au figure.
Nyamaande (pl : nyamaale) : le du ou la dette.
Nyamlude : prêter.
Nyamlude moJJere e teddungal : prendre l’initiative de la bonté vis-à-vis de son prochain.

O

Okkom ou okkoum : donnes-moi ; okkom ndiiam sono welma.
Olkosaabi ou olkotaaki ? : pourquoi ?.
Olto ngonoda ? : où étais-tu ?.
Omo fooji : il, ou elle est maigre.
Omo neeni pulaar : il est adroit, habile en pulaar.
One baali Diiam : bonjour le matin.
One beeti Diiam : bonjour entre onze heure et treize heure.
one niyaali Diiam : bonjour jusqu’au crépuscule.
One keeri Diiam : bonsoir.
One gonedoodo ? : il y a quelqu’un ?.
OnnDe ? : quand ?.
Oto paaDa ? : où vas-tu ? ; to paaDan, où allez-vous ?
Ouulunduu (pl : ouluudi) : le chat.
O pussi : il est crevé (pour une roue.)
O fiinani : « il n’est pas fleuri », il est inculte.
O watti nyaamde gawri (pl : Be mbatti nyamde gawri) : « il a commencé de consommer du mil ».
O feenni : il ment ; a feenni, tu ment ; o feennaani, il ne ment pas.
O wui : il parle de ; ko wui ?, que dit-il ?.


P

Paade : les chaussures ; paadaam : mes chaussures.
PooDondiral : nom invariable signifiant compétition.


R

Raddo : substantif invariable signifiant chasse.
Raddude : chasser.
Rawonduu (pl : dawaadi) : le chien.
Redu : ventre.
Redam he wui : ventre plein, rassasié.
Remde : cultiver la terre.
RemmeraaDo (pl : remmeraaBe) : demi-frère utérins et cousins utérins.
Renndinde : mélanger, opposer les personnes.
Renndude : se rassembler.
Resde : garder, conserver, prendre épouse.
Resotaako (pl : ndesotaako) : femme qui ne supporte pas le mariage.
Rewo : rive droite du fleuve Sénégal (Mauritanie).
Rewre (dewe) : adjectif ayant le sens de féminin.
Rokkude : donner, faire acte de générosité.
RunGaade (pl : funnaange) : se détourner volontairement de l’est sacré, faute d’être en état de propreté rituelle.

S

Saddak : aumône.
Saakit (pl : saakataaji) : filet servant à la capture du poisson, et tissé par les pêcheurs.
Salmini galle : salues la maison ; mbooDo salmin(i)ma : je te salue ; omo salminima.
Saaltidi : adjectif signifiant sale ; ada saaltidi, tu es sale.
Samme (samé sorgho) : variété de (gros) mil cultivé dans les terres waalo en décrues.
Sed : un peu ; seda seda, peu à peu.
SeBori : adjectif signifiant mieux ; éné seBori, c’est mieux que…
Seemori : adjectif signifiant tiède.
Seesaa : doucement ; seesaa seesaa, tout doucement.
Serrde : verbe signifiant se séparer, divorcer
Sehil (pl : sehilaaBe) : l’ami ; sehilaaBam, mes, nos… amis.
Sehilaagal : amitié.
Seytaane (pl: seytaneeji) : calomniateur, délateur, etc.
So neDDo barkini yo yettu jinnaaBemum : si l’homme réussit socialement, que sa gratitude aille à ses pères et mères.
Sono welma : s’il vous plait.
Soodaade : acheter ; o felliti sodaade, il a décidé d’acheter ; sotaawi ada soda.
Sooma (pl : soomaaBe) : enveloppé, emmailloté.
Sotaawi : si ; mbooDo yi annduude sada sotaawi ada ara kikidee, je veux savoir si tu viens ce soir.
So yimbe ndesndiri ngonnti banndiraaBe : quand les personnes s’allient, elles deviennent parentes.
SuBaade (mi suBo) : choisir sélectionner, élire ( je choisis) ; a suBoto.
Suka tokooso (pl : sukaaBe tokosBe) : les tout petits enfants.
SukunnDu : les cheveux.
Sukunya (pl : sukunyaaBe) : sorcier, anthropophage.
Sumami (ada sumami) : tu me brûles.
Suudu (pl : cuuDi) : case, (conjugale).
Suuna : variété de (petit) mil cultivé sous pluie dans les terres jeeri.
Suutaade : se soulever ; quitter le domicile.


T

Taande (pl : taaDe) : enclume de forge et bijouterie.
TaaniraaDo (pl : taaniraaBe) : grands-parents.
Taaniraagel (pl : taaniraakon) : diminutif affectueux pour petits enfants.
TaJde : couper.
Taalata : mardi.
Tampere jinnaaBe : sacrifices consentis par les parents pour leurs enfants.
Tampere : fatigue, difficulté ; mi tampi no feewi, je suis très fatigué.
Tampinnde : fatiguer, exploiter, profiter de.
Teddi : adjectif signifiant lourd ; éné teddi, c’est lourd.
Teddungal (pl : teddule) : déférence, courtoisie, civilité ou bienfait.
Teddinde : traiter avec beaucoup d’égard ; honorer.
TeelDo (pl : teelBe) : unique en son genre.
Teelde : demeurer seul, être solitaire.
TenGe (pl : tenGeeji) : dot ou douaire.
TinnDe : le front.
Tinaade e Biyum : accepter des sacrifices pour élever ses enfants.
Tinaade : faire effort.
To tarodé woni : où sont les toilettes ; mooDo yidi taareede, j’ai envie d’uriner.
To Ousman woni ? : où est Ousman ?.
Tokosso : adjectif signifiant petit.
Tooni : les lèvres.
Tonyde : taquiner, porter préjudice à autrui.

U

Unugal (pl : unuDe) : pilons en bois sculpté.
Umo : lèves-toi.

W

Waanyo : substantif invariable équivalent de chasse.
Waanyde : chasser.
Waarga : le thé ; loowol pour le premier, saani pour le deuxième, faartak pour le troisième.
Wambude : verbe ayant le sens de porter sur le dos, protéger, donner appui.
Warkas esiraaDo debbo : honnie soit la belle-mère.
Warnyde : être en sueur, transpirer ; mi warnyi, je sue.
Waawannde hoore mum : le pouvoir d’assurer sa propre subsistance, cesser d’être indépendants.
Watt ou wadd ! : fais ! du verbe wadde : faire, mettre ; waDDam, fais le moi.
Waylude : verbe ayant le sens de transformer.
Weeli : bon, succulent ; éné weeli, c’est succulent ; weelani, forme négative.
Wona gonnDa : ce n’est pas vrai.
Wonde : être, exister ; mi wona saiisaii, je ne suis pas un séducteur ; séné wona (sotaawi éné wona), si c’est possible.
Woppude aada : faire fi de la tradition.
Woppude : laisser, abandonner.
Worde (pl : gore) : adjectif signifiant masculin.
Wotti : adjectif signifiant loin.
Wuuli : chaud ; naange éné wuuli, le soleil est chaud ; mbooDo wuula, j’ai chaud.
Wuranke (pl : wurankooBee) : sédentaire, par opposition à émigré ou migrant.
Wuro : le village.


Y

Ya : vas-y.
Yahde : marcher ; (s’en) aller ; se rendre à (un lieu) ; mbooDo yaha galle mi ara, je vais à la maison, je reviens ; au figuré, décéder, mourir.
Ya fo mi : excusez-moi.
Yallah danndam e anyBam e esam debbo : dieu me préserve de mes ennemis ainsi que de ma belle-mère.
Yalti : sorti ; o yalti, il est sorti ; o yaltani, il n’est pas sorti.
Yanaande (pl : genaala) : tombe; le pluriel désignant par extension le cimetière.
Yano (pl : yanooji) : violence verbales sur un cousin à plaisanterie.
Yarde : boire ; yaraa : forme négative.
Yarlaade : pardonner, excuses, absoudre ; mbaaDa yafoma, je te pardonnes.
Yarlo ! ko cukolel, annda ko watta : pardon, c’est un enfant, qui ne sait ce qu’il fait.
Yeedi : calme ; éné yeedi, c’est calme.
Yeetodi ? : quel est ton nom de famille ?.
Yeewtere (pl : jewte) : causerie, conversation.
Yeewtude : converser.
Yeeyaam : vends- moi.
Yi’de : voir ; a yi’, tu as vu ou tu vois.
YiDe : verbe ayant le sens de vouloir, désirer ; ada yiDi, tu veux ; mi yiDa(ni) : je ne veux pas, je n’aime pas.
YoBde : payer un achat, rembourser ou restituer un prêt.
Yo sukaabe pij : jouer est nécessaire aux enfants.
Yumma ou yummiraaDo (pl : yummiraaBe) : mère physique ou classificatoire.
Yumma nehataa BiDDo, bonnat : la mère n’éduque pas l’enfant mais le gâte.
YummiraaDo fonndetaake e joom suudu : il ne saurait y avoir pour l’homme égalité entre sa mère et son épouse.
Yumpaany (pl : yumpaanyeeBe) : terme wolof pour femme de l’oncle.


le Peulh entretient une relation très forte avec ses vaches. Les Serères disent d’eux qu’ils pourraient mourir de faim, mais ne mangeront jamais leurs vaches. Certains pensent que les peulhs pratiquaient la Zoolatrie, comme les hindous, d’ailleurs on les fera venir d’Inde aussi. Selon un mythe fondateur chez les peulhs, au commencement du monde, Dieu (Géno) créa la vache, il mit la vache devant, ensuite il créa la femme, la femme mit derrière la vache, ensuite seulement il créa l’homme, et mit l’homme derrière la femme.

Les wodabbès les plus intriguants et les plus singuliers du peuple Peulh ont gardé leurs coutumes ancestrales même après leur conversion à l’islam. Nomade dans l’âme ils arpentent la terre de l’Afrique comme, un individu qui serait arrivé trop tôt, ou trop tard à son rendez-vous avec l’histoire.

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...

Les peulhs, beaux, fièrs, mystérieux...