Histoire peulh 


Les peulh ébus et de chevaux, que la plupart élevaient à l’origine. D’abord nomades, beaucoup se sont sédentarisés. Ils sont majoritairement musulmans. Leur dispersion et mobilité ont favorisé les échanges et les métissages avec d’autres populations. Leur origine et celle de leur identité, pas uniquement liée à la langue peule (pulaar), continuent de faire débat. 
Origine du nom 
Les natifs se nomment eux-mêmes « Pullo » (sing.) prononcez [poullo], pluriel ’« Fulbhe » [Foulbé]. Nom propre : un Peul, une Peule, des Peuls. Le mot « Pullo » viendrait du verbe « fullade » (éparpiller, disperser au souffle). Les termes fula, fulbé, foulbé, fulani, foute sont des termes attribués par d’autres ethnies d’après les Peuls eux-mêmes.Fulla « errants » (’Pullo au singulier). On rencontre aussi d’autres graphies en français, telles que poular ou peulh- L’ethnonyme apparaît parfois sous la forme de Foulhs, Phouls, Poules, Pouli, Fouli, foullah, Poullôri – en angl. germ. arab. ful, fula, fulani. « Peul » est le terme le plus utilisé dans les textes contemporains en français. Dans le passé, on l’orthographiait plutôt « Peulh » mais cette forme subsiste parfois et l’on rencontre également « Peuhl ». En allemand, Ful ou Fulen ; en anglais, Fulani ; en arabe, Fulani ; en wolof, pë’l 4. « Peul » est la transcription française du mot wolof pë’l qui désigne ce peuple. Les Fellans , Fellani, Fellahs, Fellatahs sont les Peuls du Soudan et de l’Égypte.5. 
Population 
Les Peuls, ainsi que les Wodaabes (Bororos), sont une ethnie de nomades et semi-nomades vivant en Afrique régions sud sahel : Mauritanie, Sénégal, Guinée, Mali, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Cameroun, Tchad, Togo, Soudan. 
Au Mali, les Peuls, principalement implantés dans la région de Mopti, constituent la deuxième ethnie après les Bambaras. La Mauritanie, le Mali, le Sénégal et la Guinée sont des pays à forte population peule. 
Les Peuls sont traditionnellement des nomades, essentiellement des éleveurs transhumants de vaches zébus et de chevaux (boucle du Niger/Basse-Égypte). Les ethnies assimilées qui parlent le peul sont appelées Haal Pulaaren. Ceci concerne, entre autres, les Haoussa, les Soninkés, Mandingues, Wolofs. 
Certains Peuls ( branches séparées suite à des conflits et Parentés à plaisanterie ) se sont mélangés à d’autres populations donnant ainsi naissance à de nombreuses ethnies : les Kourteï ( Peuls-Sonrhaïs ), Les khassonkés( Peuls-Malinkés ), les ouassoulounkés ( Peuls-bambaras ). Les Toucouleurs ( Tékrouri ), à l’origine une ethnie distinct, ayant par la suite fusionné avec les Serères et les Peuls. 
Antiquité 
Selon Henri Lhote13, les Peuls seraient originaires de la haute vallée du Nil : Haute-Égypte, Nubie et Éthiopie. Les peintures rupestres de bovins permettraient de suivre l’avancée de ce peuple, puisque à travers des représentations stylisées dans le Sahara. Arrivé en Mauritanie et au Sénégal, les traces deviennent plus difficiles à suivre : les grottes et rochers permettant la reproduction sont plus rares. Les Peuls auraient introduit l’élevage équin, le Bos Indicus ( zébu ), une race de bœuf à longues cornes en forme de « lyre » ( H. Lhote ) et l’Indigo en Afrique. 
L’Égypte pharaonique 
Les Peuls peuple pasteur, apparaissent dans l’histoire de l’Égypte d’après Lilias Homberger à travers une lettre qui leur appartient, ( -ng ) comme un peuple « entrant » en Égypte dans des écrits, rédigés par des Egyptiens signalant le passage de pasteurs conduisant des bovins à longues cornes dits -ng ’ ou -ng.w ( = -ngr ), dit nagor ( en langue Brahoui ) dans le nord-ouest de l’ Inde ( Balouchistan ) et dans les provinces de l’Est de l’ Iran d’aujourd’hui. Cependant les légendes orales peules, signalent qu’ils y auraient eu plusieurs vagues d’arrivées, chacune avec leur contexte historique, étalées de manière discontinue de 2500 av. J.-C à l’ère des Ptolémée en 380 av. J. -C où leur ethnonyme, apparaît pour la première fois dans les textes17 et période d’un important brassage ethnique, opéré à partir de la Basse époque égyptienne avec l’Orient et la méditerranée. 
D’abord fixés à l’Est de l’Afrique en particulier en Égypte et au nord du Soudan, ils vont entreprendre une migration est-ouest, en traversant la région du Sahara, jusqu’à atteindre la vallée du fleuve Sénégal.Le peuplement Peul s’est effectué par vagues successives, dans différentes régions, à différentes époques. 
À l’Ouest région du Sahel… 
ixe siècle de notre ère – Le royaume des Dia Ogo 20 ou Namandirou, serait le premier royaume que les Peuls ont contribué a bâtir parmi d’autre populations notamment Tekrouri, Soninkés, Sereres, tous forgerons, mentionné par les historiens. Ces Peuls venus du Hodh ( Sahel ) après la traversé du Tagant, commandaient alors le royaume du Tekrour sur les rives du Bas Sénégal. 
De l’autre côté du Fleuve Niger… 
xiie siècle – des Peuls refusant l’islamisation de l’empire du Ghana, suite a la pression des Almoravides, fuient vers la région du Fouta-Djalon, puis vers le Macina et enfin au nord du pays Haoussa. xiiie siècle – Dans le Tekrour ( le futur Fouta-Toro ), d’autres Peuls, se mêlent surtout aux Sérères et aux Tekrouri. À partir du xiiie siècle, les Peuls commencent avec le nomadisme leur migration ouest-est, en atteignant les régions du Macina au Mali, du Foutah Djallon en Guinée, jusqu’à atteindre les régions du lac Tchad et le nord du Cameroun. C’est ainsi qu’ils se sont étendus sur une bonne partie de la bande sahélienne, du Sénégal au Soudan. xiiie siècle – xive siècle – L’Empire du Mandé, intègre dans la paix, des ethnies aussi diverses que sont les Touaregs, Wolofs, Bambara, Songhaï, Peuls, Tekrours, Dialonké, Malinké, Dogons, etc. Toutes ses populations ayant adhéré a la Charte du Manden. 
xve siècle – Sonni Ali Ber empereur de l’Empire Songhaï de Gao, grand maître du Soudan Occidental , rattache le Macina, territoire a majorité Peulh, à l’empire de Gao. xvie siècle – Koli Tenguella dit Pulli, à la fois Peulh et Malinké, soumet l’État du Fouta-Toro après plusieurs tentatives. Il traversa avec son armée, le Badiar, les royaumes Sérères du Sine-Saloum, et la zone du Ferlo. Koly Tenguella dut combattre l’empire Wolof du Djolof qui avait soumis le Fouta-Toro et qui y avait installé des gouverneur, les Farba, pour le compte du Buurba Jolof empereur du Djolof. Koly remporte la lutte et soumet la partie oriental du Djolof. Koly Tenguella une fois roi (Silatigui) du Fouta-Toro, installe sa dynastie, les Deniankobé. 
Les Peuls vont résister durant trois siècles à l’avancée islamique. L’Islamisation des Peuls fut lente, inégale et progressive.Les Peuls du Macina, du Fouta-Toro et du Sahel ( Hodh ) soudés par leur foi musulmane commune nouvellement embrassée, et par les rites de la Qadiriya22 s’implantent solidement en Guinée, sous les ordres de chefs tels qu’ Ibrahima Sambego, dit Sori et Karamoko Alfa, dit Alfa Bâ. 
xviiie siècle – Les Diallubé ( pluriel de Diallo ) gouvernent les Peuls du Macina. Amadu Bari reçoit la bannière de la djihad, la guerre Sainte islamique, des mains du toucouleur Ousman Dan Fodio, et le titre de « cheikou ». 
xixe siècle – L’empire peule du Macina avec Amadu Bari à sa tête conquiert Tombouctou, contrôle Jelgooji, Liptaako, ainsi que le confluent du Sourou et de la Volta Noire au Sud-Ouest de l’actuel Burkina-Faso.Le xixe siècle verra les conversions de Sékou Amadou et cette islamisation leur permettra d’avoir une certaine unité politique. Seuls les Peuls Bororos,Wodaabe « les bannis », en réchapperont. Les « convertis » fonderont alors un empire, l’Empire peul du Macina au Mali, le royaume Peul et Mandingue du Fouladou, en Guinée le Fouta-Djalon et au Nigéria l’Empire de Sokoto. Tous les États à part les deux Fouta, nés au xixe siècle, ont été très éphémères, malgré cela c’est ce qui leur a permis durant ce siècle, d’établir une certaine unité des fulbé, ce qui n’avait jamais été le cas avant. 1811 – Les Peuls remportent une grande victoire sur les Gourmantché, à Dori. Dix ans plus tard, Ilorin sur la côte du Bénin devient un émirat peul, après la lutte menée par Mallam Alimi. En revanche battus à Kissi par les Touaregs en 1827, les Peuls doivent abandonner l’Oudalan, région située au Nord-Est du Burkina-Faso. 
Période contemporaine… 
xxe siècle – L’arrivée des Européens, dans la région de la Guinée stoppa les grands mouvements cavaliers à la lisière des forêts du sud de l’Afrique occidentale et centrale. L’établissement des Européens stoppa également les échanges commerciaux et radicalisa dans l’ouest africain, la pratique déjà ancienne de l’esclavage. Les Peuls constituèrent un mystère pour les Européens incapables de distinguer les alliances et échanges interethniques instaurés par leur économie et une interrogation.24 Durant tout le xx e siècle ceux-ci les considéreront pour certains, comme des Mahométans armés ( élites, nobles ) et par conséquent non soumis à l’esclavage ( comme les Maures ou les Touaregs ), pour d’autres comme des barbares soumis au travail forcé. 
Religion 
Les Peuls de nos jours sont presque tous musulmans, on trouve cependant des Peuls chrétiens inclus dans des familles musulmanes. 
Une partie des Peuls d’Afrique de l’Ouest, ont été parmi les propagateurs de l’islam sunnite, notamment avec des personnages de l’ethnie Tekrour (TorooBé), comme Ousmane Dan Fodio, fondateur de l’empire du Sokoto (Dèm du Sokoto), Sékou Amadou, fondateur de l’empire Peulh du Macina, et Amadou Lobbo Bari « Emir du Macina », Muhammad Bello « sultan du Haoussa », Modibo Adama, fondateur du royaume Peulh de l’Adamaoua. 
Sur le plan socio-géographique, les Peuls conquérants pratiquant le djihad sont souvent des familles Peules sédentaires (en particulier en Afrique de l’Ouest) et métissées avec les populations avec lesquelles ils cohabitent. Création d’écoles coraniques, propagateurs de confréries soufies, soufisme Mais l’Islam ne fait que recouvrir d’autres symboles. On relève un certain syncrétisme, qui rappelle d’autres religions, celles d’Orient où de nombreux peuples de confessions différentes, servant au polythéisme devaient cohabiter dans un même lieu.Le Panthéon hindou et iranien (sans leurs iconographies respectives), n’est pas inconnu chez les Peuls. Ainsi Go n’est-il pas sans rappeler le Go-Loka indien, le « Taureau-Univers », l’Unique, Indivisible. 
La vache est toujours sacrée et multiforme. Mitra et Varuna, le « couple de justice », apparenté ou non au grec Ouranos, Ôranos48, reste obscur et pourtant sous-tend un certain nombre de concepts, ne serait-ce qu’à travers la notion de « nœuds » sacrés (sens ancien de fibnde )49. Si dans le Rig Veda, Arjuna est un danseur, chez les Peuls, c’est Sita l’iranienne, qui est la « danseuse », la « porteuse d’anneaux rutilants », c’est elle qui virevolte… 
Les couleurs sacrés, sont toujours les mêmes ; jaune ( comme l’Or et le Soleil ), rouge ( comme la force ), blanc (comme la sagesse), noir ( comme le soma, et noir comme l’indigo de guerre ). Couleurs que l’on retrouve sur la robe des vaches… La « Sagesse », Bâgha et Siddhi la « Réalisation » sont toujours connues des Peuls, etc. 
Les panthéons védiques et iranien, sont présents presque dans leur totalité dans la cosmogonie peule.Cachés, insoupçonnés sous d’autres noms ou apparaissant plus clairement, mais relevant des mêmes besoins, des mêmes concepts.50 Mais s’il faut parler de survivance et de mémoire, alors c’est le corps (corpus) peul qu’il faut prendre dans sa totalité comme « corps physique » et comme « corps intuitif ». 
Issus de la fusion de peuples d’Orient, de la méditerranée, d’autochtones d’Égypte-Libye, et de Nubie ( actuel Soudan ), on retrouve dans le corpus peul ces diverses influences accumulées aux cours des siècles…Notamment avec le symbolisme de l’Égypte antique par rapport aux bovidés, liés a de nombreuses hypostases du divin : Apis, Hathor, Isis. 
Tout comme ses hypostases du démiurge Amon, sont représentés portant un disque solaire entre leurs cornes, Guéno ( rite civique Grec relié aux Mystères d’Éleusis ) qui est le nom traditionnel donné a Dieu par les Peulhs, crée en premier la vache sacrée qui porte l’univers entre ses cornes. On retrouve également la clé Ankh, Ankh qui signifie : Vie en Égyptien ancien, que l’on retrouve dans le vocabulaire Pulaar, sous le nom de Wonki, Onki en Copte, Yonki dans les langues Mandées. Le mot Wonki, Onki, Yonki, gardant le même sens. 
La notion ontologique du Ka qui signifie en égyptien ancien, le souffle divin, kin en Pulaar, pour le rapport avec le nez, par lequel l’homme respire donc vie, Ka en pulaar, qui veut dire : être, exister. Car pour le Peulhs on ne vit que lorsque le souffle divin anime le corps physique. Sur un plan moins symbolique, il convient de ne pas oublier la lente pénétration des bergers vivants en marge des grands centres urbains, s’enfonçant toujours plus avant dans les brousses du Ghana, du Togo, du Bénin, du Nigéria, du Tchad, du Centre-Afrique… 
Mais c’est chez eux que persistent des traditions pré-islamiques – ( persistance d’un shamanisme d’élevage ) : génie du cheptel Kumen ; génie de la chasse Kondoron ( nomades ) – ( résidus de religion shivaïte shivaïsme et védique védisme ) : Trinité et triades des contes initiatiques ; rite du feu ; croyances aux génies tutélaires ( de type lunaires ) ; traces d’une religion solaire ( Œil solaire de Géno dieu Créateur ) ; esprits des eaux (ondines) ; esprits aériens (sylphes) ; Ketiol dieu des arbres ; génies-nains (gnomes) ; habitants minuscules et invisibles des forêts ; génie de l’eau Tyanaba ; génie du feu ; génie du vent ; Dieu-initiateur émanation de Géno, Kaïdara ; Lâred’i ou génies gardiens honorés sur un autel domestique (kaggu) – sont toujours présentes au quotidien 
Organisation politique et intégration spatiale 
On décrit parfois les Peuls comme « foncièrement individualistes ». « Être Peul », ce serait être libre. Se réaliser en effet, ne peut se faire ni sous le joug de, ni sous la séduction de, ni même sous les conseils de… 
La « pulanité » est autonome. Il n’y a pas de communautarisme chez les Peuls, mais il y a des revendications culturelles et identitaires, des clans, des individualités, des groupes épars. Le chef ou une autorité quelconque, est élu à la participation active. 
On observe ainsi une alternance politique ( Fouta-Djallon ) au xviie siècle – xixe siècle et des audits sont réalisés dès le xvie siècle pour certains groupes. Le Moyen Âge verra l’avènement des chefferies aux petits chefs autoproclamés : impérialismes, servitudes, multiplicité des contacts de populations ont favorisé des contextes d’acculturation, exclusion et / ou marginalisation chez certains groupes. Les actes délictueux sont sanctionnés par une radiation pure et simple de la sphère identitaire. Infiltrations et tactiques de replis : les Peuls se soumettent généralement aux lois des pays qu’ils traversent. 
Une nourriture pastorale 

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