Histoire de la Mauritanie


L’histoire de la Mauritanie commence avec la famille royale des koba les rois de père en fils durant plusieurs siècles avant la définition des frontières du pays en 1904 par la France et l’Espagne. Son tracé n’a pas été établi en fonction des populations et par conséquent certaines ont été divisées. Le brassage ethnique a toujours existé en Mauritanie et ses premiers habitants étaient d’origines diverses subsahariennes (Mali, Niger, Ghana, Sénégal).

La Mauritanie, en forme longue la République islamique de Mauritanie (en arabe : الجمهورية الإسلامية الموريتانية), est un pays du nord-ouest de l’Afrique, situé entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest. La Mauritanie fait partie de l’Union africaine, la Ligue arabe, l’Union du Maghreb arabe, de l’Organisation de la Conférence islamique et de l’OMVS, en plus d’être membre de la Francophonie. La capitale de l’actuelle Mauritanie est Nouakchott. Les autres villes principales sont Nouadhibou, Kiffa, Kaedi, Zouérate et Rosso.

Elle possède une côte d’environ 800 km sur l’océan Atlantique s’étirant de Ndiago au sud jusqu’à Nouadhibou au nord. Au nord, elle est limitrophe de l’Algérie et du Sahara occidental (revendiqué par le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique), du Mali à l’est, et du Sénégal au sud.

La Mauritanie constitue un espace de contact entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, ce qui en fait un pays pluriethnique ; elle est peuplée de groupes négro-africains comme les Peuls, Soninkés, Wolofs et Bambaras, qui représenteraient 30 % de la population, de Maures arabo-berbères dits « Maures blancs » ou Bidhaan (qui représenteraient 30 %), et de Haratines dits « Maures noirs », anciens esclaves arabophones, d’origine Bafour et négro-africaine (qui seraient 40 % de la population), selon les estimations de la CIA3. Il convient de souligner que la proportion des différents groupes ethno-linguistiques n’est pas connue avec precision, les statistiques avancées variant fortement selon la source. Pour mémoire, les statistiques datant des années soixante indiquaient une proportion d’environ 80% d’arabophones (hassanophones).

Le nom du pays lui vient de la Maurétanie romaine, désignant le territoire des « Maures », peuple berbère, dans l’Antiquité. Le territoire de la Mauritanie ne correspond cependant pas à celui de l’antique province romaine.

En français, le terme « Mauritanie occidentale », appliqué en décembre 1899 par Xavier Coppolani supplante progressivement les autres dénominations utilisées pour désigner le pays.

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Pulaku


La transmission orale des traditions et des légendes est très importante chez les Peuls. Enseignée auprès des adolescents par les personnes les plus âgées et en particulier les femmes au travers de chants, de comptines. La langue est encore essentiellement orale et transmise par les femmes. Elles véhiculent l’histoire du peuple, ses exploits, ses rites et ses vertus.

Goût prononcé pour les langues, la poésie, les louanges, les épopées (joutes verbales : Kirlé au plur. ; Hiirdé au sing.), développement d’une littérature. Dans cette transmission orale des traditions, n’oublions pas de mentionner le rôle important que jouent les griots (historiens). La plupart des Peuls sont polyglottes. La beauté est recherchée, la probité, la sagesse, l’intelligence et la discrétion figurent parmi les règles à suivre du pulaaku, ces règles souples régissant la « pulanité ».

Les épopées semi-historiques sont un genre très développé de la littérature orale peule. L’une des plus connues est l’épopée de Silâmaka et Poullôri, qui met en scène deux héros peuls luttant contre la domination du royaume bambara aux et ~.《exviiie siècles. Une autre épopée peule est la geste de Ham-Bodêdio, dit Hama-le-Rouge, beau-fils de Da Monzon, roi de Ségou, dont il devient l’ennemi en raison de la discorde persistante entre Peuls et Bambaras à l’époque[46]. Il existe de nombreuses autres épopées peules, plus ou moins proches d’événements historiques réels ou optant pour des péripéties relevant du merveilleux. Certaines évoquent les conflits survenus dans la région du Macina, notamment à l’époque de l’empire peul du Macina[47]. L’épopée de Boûbou Ardo Galo se situe ainsi au xixe siècle, à l’époque où la région du Macina voit la confrontation entre les différentes factions peules, parfois rivales entre elles, et la diffusion de l’islam, dont les valeurs morales divergent de celles du pulaaku peul[48].

La poésie peule montre une grande variété de formes. Dans la région du Macina, certaines formes poétiques sont pratiquées par les jeunes bergers tandis que d’autres sont maîtrisées par tous les poètes[49]. La culture musulmane a donné naissance à une poésie mystique[50].

Les contes dans la culture peule peuvent être racontés de façon informelle au cours de soirées entre amis, où ils peuvent être dits par des narrateurs de sexe, d’âge et de métiers variés[51].

Quelles sont les stratégies du High Frequency Trading ?!


Finobuzz

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Finobuzz – Quelles sont les stratégies du High Frequency Trading ?!

Le High Frequency Trading ou négociation à haute fréquence est une expression qui s’est répandue comme une traînée de poudre dans l’industrie financière depuis la publication du livre à scandale Flash Boys de Michael Lewis. Mais savez-vous de quoi il s’agit ?! Petit récapitulatif des stratégies de HFT, selon l’AMF France.

Les transactions à haute fréquence, ou trading haute fréquence (THF ou HFT, de l’anglais high-frequency trading), sont l’exécution à grande vitesse de transactions financières faites par des algorithmes informatiques, dit Wikipédia.

« C’est une des catégories du « trading automatique », qui gère de plus en plus les données boursières à la manière d’un big data devenu inaccessible à l’analyse humaine et bancaire traditionnelle. »

Le HFT se définit par 2 critères principaux, d’après Laurent Grillet-Aubert, Économiste à l’AMF France.

stock-vector-faster-superhero-rushes-to-the-aid-on-flat-style-262936142 faster  1. Des stratégies qui impliquent…

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Définition peul


A. − ETHNOL., subst. masc. plur. Peuple d’Afrique occidentale, aux traits fins et à la peau cuivrée ou noire, qui vit sur un territoire allant du Sénégal jusqu’à l’est du lac Tchad. Il s’est produit de nombreux métissages avec des nègres, surtout chez les Peuls sédentaires (Haddon, Races hum., trad. par A. Van Gennep, 1930, p.88).On ne saurait étudier les Peuls de la boucle du Niger sans tenir compte de ceux qui vivent plus à l’ouest et de ceux qui ont fondé les sultanats du Cameroun septentrional(Griaule, Méth. ethnogr., 1957, p.30).

Empl. adj. Relatif ou propre à ce peuple. Aux arbres et aux oiseaux j’ai retiré même ces surnoms européens déformés dont je les avais affublés au hasard, comme de gibus et de corsets un roi peul (Giraudoux, Suzanne, 1921, p.179).

B. − LING., subst. masc. sing. Langue soudanaise du groupe de l’Atlantique Ouest, à nombreux dialectes, employée par les groupes de population peule du Sénégal jusqu’au Cameroun et au Soudan. Comme il est naturel pour une langue parlée sur une aire aussi étendue, le peul comporte de nombreux dialectes dont beaucoup n’ont d’ailleurs pas encore été étudiés (P.-Fr. Lacroixds Langage, 1968, p.1068).

Prononc. et Orth.: [pø:l]. Rob., Lar. Lang. fr.: peul ou peuhl.Étymol. et Hist. a) 1847 ethnol. (A. Raffenel, lettre du 8mars ds Ann. mar. et coloniales, t.103, p.233); b) 1913-14 (H. Gaden, Le Poular, dialecte peul du Foûta sénégalais ds Lang. Monde 1952, p.842). Mot africain (v. Lang. Monde, p.837). Bbg. Labouret(H.). La Langue des Peuls ou Foulbé. Dakar, 1955, pp.37-45. _Lacroix (P.-F.). Le Peul. In: Le Langage. Paris, 1968, pp.1068-1089.

La Mauritanie


La Mauritanie est une surprenante rencontre du Maghreb et de l’Afrique noire, marquée par sa diversité ethnique : la population, encore fortement ancrée dans l’appartenance tribale, se répartit en parts égales entre Arabo-Berbères et Négro-Africains.
La Mauritanie est par nature une terre de passage, un carrefour de cultures. Très commerçant, le pays est parfois encore traversé par des caravanes. Dans ce trait d’union entre Afrique du Nord et Afrique subsaharienne, on croise des Occidentaux partis plus ou moins à l’aventure, avec leur propre véhicule, sur la route du Sénégal, du Mali ou bien plus loin encore… ou, dans l’Adrar principalement, des trekkeurs venus défier les dunes.
La Mauritanie est l’un de ces pays où l’on peut encore goûter aux espaces infinis, à l’illusion d’une liberté sans conditions. Mais vous serez surpris d’y trouver aussi des usines modernes, un réseau GSM omniprésent et, parfois, des voitures de luxe.
Dans cette région, l’une des plus chaudes du globe, il faut être très prudent si l’on s’aventure dans le désert. Dans les vents de sable et de poussière de la Mauritanie, il n’y a plus d’ombre et on perd facilement le nord.

En savoir plus : www.peu-lh.org

Lisons le fulfulde alphabet en peul


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Chapitre 1 

L’alphabet fulfulde 

L’alphabet pour la transcription du fulfulde a été fixé par 

le décret n1 85/PG/RM du 26 Mai 1967. Inspiré de l’alphabet 

latin employé en français, il comprend 32 lettres qui sont ainsi 

classées par ordre alphabétique. 

‘ A B Ɓ C D Ɗ E 

F G H I J K L M 

Mb N Nd Ng Nj Ɲ Ŋ O 

P R S T U W Y Ƴ

‘ a b ɓ c d ɗ e 

f g h i j k l m 

mb n nd ng nj ɲ ŋ o 

p r s t u w y ƴ

Diallo Bâ ka ………


En Afrique, tous les gens du même village peuvent en effet se considérer comme frères et sœurs. Et quand un Africain dit «ma sœur», c’est pour signaler qu’une amitié forte le lie avec une fille ou une femme —en tout bien, tout honneur.

Les Diallo, au même titre que les Ba, Ka, Dia, Dicko, Diaw, Dioum, Sow, Niane, Sall, Baldé et autres Barry, sont présents en Guinée comme dans tous les pays de la bande sahélienne; au Sénégal, au Mali, mais également de la Mauritanie au Soudan, en passant par le Nigeria et jusqu’au Cameroun.

A l’origine

Même s’ils ne font pas beaucoup parler d’eux, les Peuls représentent l’un des plus grands peuples d’Afrique: ils sont plus de 20 millions, anciens éleveurs nomades islamisés qui parlent la même langue, partagent la même culture, avec des accents et des expressions différentes en fonction des régions.

Selon les recherches de Cheikh Anta Diop, célèbre scientifique sénégalais, les Peuls seraient originaires de la vallée du Nil, en Egypte. Ou plus précisément du Sinaï, explique l’écrivain guinéen Tierno Monénembo (Diallo de son vrai nom), auteur d’un roman, Peuls (Seuil, 2004), qui retrace l’épopée de son ethnie.

«Les Peuls disent que leur origine remontent à “l’homme de Thor”, une ville du Sinaï d’où ils sont ensuite partis vers l’Egypte. A l’origine, il n’y avait que deux clans chez les Peuls, les Ba et les Ka. Les Ka ont donné les Kane, les Dia les Diallo, un surnom de guerre qui veut dire “le résistant, l’indomptable”. De la même manière, chez les Malinkés le nom Keita est en fait un surnom de guerre, pour dire que “c’est un homme”.»

Une certitude pour Rabiatou Diallo, ancienne militante syndicale et présidente du Conseil national de transition (CNT), l’équivalent du Parlement en Guinée:

«Nafissatou Diallo vient de Labé, mais elle n’est pas de la même famille que Cellou Dalein Diallo [principal opposant, tenu depuis la présidentielle de 2010 pour le candidat des Peuls en Guinée, ndlr], contrairement aux rumeurs qui ont d’abord circulé à Conakry.»

«Les Diallo viennent de Labé, la capitale du Fouta Djallon, la région qui compte la population la plus fortement islamisée d’Afrique de l’Ouest», explique pour sa part Alpha-Mohamed Loppe Sow, professeur d’histoire à Paris et auteur d’un ouvrage sur la question (Ethnies et société islamique en Afrique, un paradoxe? Le cas du Fuuta Dyallöö guinéen du XVIe au XXe siècles, L’Harmattan, 2007).

«Les Diallo ayant joué un rôle important dans l’islamisation, leur nom a été associé à une certaine noblesse. Beaucoup de gens l’ont adopté par la suite.»

Autrement dit, tous les Diallo sont loin d’être de la même famille. Les descendants des princes érudits des zawiyas (écoles religieuses et monastères) de Mamou ou de Medina Gonasse s’appellent Diallo, et se moquent parfois gentiment de leurs «esclaves», les Ba, dans la tradition de la kalinté, «parenté à plaisanterie». Cette pratique permet de se taquiner et de s’entraider entre différents patronymes peuls, mais aussi entre Peuls et Sérères, une ethnie du Sénégal à laquelle appartenait le poète-président Léopold Sédar Senghor.

Les noms peuls ne correspondent pas à des métiers, des spécialités ou des castes (griots et forgerons) comme ce peut être le cas dans d’autres ethnies ouest-africaines.

«La seule spécialité des Peuls, c’est l’élevage, rappelle Alpha-Mohamed Loppe Sow. S’ils ont la réputation d’être endogames, c’est parce que la propriété du bétail passe par la femme. On fait donc de telle sorte que le bétail ne sorte pas de la famille ou du clan. Quant à l’image d’une communauté assez fermée, elle correspond sans doute à une certaine réalité. Les Peuls se sont toujours suffi à eux-mêmes du point de vue économique, grâce au bétail.»

Quelle est la place de la femme dans la société peule? Celle-ci est changeante, explique Tierno Monénembo.

«Avant l’islamisation, le matriarcat était en vigueur. Il y avait Dieu, la vache et la femme, qui venait en troisième parce qu’elle donne le lait, sacré chez les Peuls. L’islamisation, entre les XIe et XVIIIe siècles, a tout changé. Il n’y a plus que les Peuls Bororos du Niger qui pratiquent encore les coutumes d’avant l’islam. Ailleurs, les traditions musulmanes ont pris le dessus. Les mariages sont arrangés tôt, à l’âge de la puberté pour les filles, en milieu rural, par peur du déshonneur.

Dans les temps anciens, avant l’islam, il existait chez les Peuls une fiancée d’honneur: un garçon et sa famille se voyaient confier une jeune fille dont ils devaient veiller à la virginité jusqu’au mariage. Aujourd’hui, dans les villes, les femmes sont beaucoup plus libres. Mes soeurs m’ont par exemple juste tenu informé de leurs mariages, sans me demander mon accord sur leurs partenaires, comme la tradition l’aurait demandé.»

Les «juifs» de l’Afrique

«Nous sommes les juifs de l’Afrique», affirme Abdoulaye, commerçant dans le Bronx. Ce rapprochement a été fait par le grand écrivain malien Amadou Hampâté Bâ, dans plusieurs travaux de recherche. Il est parfois jugé dangereux, dans un contexte politique délétère en Guinée, où les reproches adressés aux Peuls rappellent l’antisémitisme de l’Europe d’avant-guerre.

Dans un pays durablement marqué par le régime de parti-Etat soviétique, les carrières dans la fonction publique sont mieux considérées que les activités de commerce. Or, ce sont les Peuls qui détiennent le grand marché de Madina à Conakry et le commerce de détail à travers le pays. Ils sont souvent accusés —entre autres—de ne penser qu’à l’argent et à leurs intérêts.

Pour Thierno Monénembo, la comparaison avec les Juifs se justifie pleinement, dans la mesure où l’origine des Peuls se situe dans le Sinaï:

«L’étoile de David est appelée chez nous le “pas de l’autruche”. Les Peuls tiennent Salomon, qui était un grand éleveur d’autruches, pour leur oncle. Dans l’étoile de David des Peuls, il y a les points cardinaux, les couleurs et les éléments.

Par exemple, le point cardinal des Diallo, le génie du peuple peul, correspond à la couleur jaune et à l’air, la fluidité, la sagesse. Le point cardinal des Ba, les guerriers, correspond à l’Ouest, tandis que les Sow, au Sud, sont les gardiens du temple et de tout ce qui relève du sacré.»

Les préjugés contre les Peuls, tenaces en Guinée, remontent à l’époque de Sékou Touré, le premier président du pays indépendant. Le nationaliste africain, qui confie à son ethnie, les Malinkés, les postes clés, dénoncera plusieurs tentatives de déstabilisation menées contre lui. En 1960, le «complot Diallo Ibrahima» lui permet d’éliminer un avocat peul qui l’avait rabroué et se préparait à fonder un parti politique. Sous prétexte de «complot des enseignants», un an plus tard, il fait emprisonner des intellectuels tels que l’historien Djibril Tamsir Niane (père du célèbre mannequin Katoucha Niane).

Enfin, le prétendu «complot peul» de 1976 mène à l’arrestation, puis la mort, au camp Boiro, du brillant Telli Diallo. Ministre de la Justice, ancien ambassadeur de la Guinée aux Nations unies et ex-secrétaire général de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), ce diplomate chevronné sera soumis à la «diète noire» et mourra de faim et de soif. 

A cette occasion, Sékou Touré prononce en août 1976 trois discours anti-Peuls restés dans les mémoires: les accusant d’alcoolisme, de débauche et de vol, il propose de supprimer toute bourse aux étudiants peuls qui veulent se former à l’étranger, tant que ceux qui sont à l’extérieur ne seront pas rentrés:

«Ils sont sans patrie, ces racistes peuls forcenés, parce qu’ils se disent ne pas être des noirs. Ils sont encore et toujours à la recherche de leur patrie. Ils ne peuvent pas avoir de patrie, parce qu’ils n’ont pas une ligne de conduite exigeant l’accomplissement de devoirs sacrés. Aliénés qu’ils sont, ils ne pensent qu’à l’argent, et à eux. Il faut que la trahison soit extirpée et bannie définitivement du comportement du Peul».

Il n’y a pas qu’en Guinée que les clichés ont la vie dure. «Woor ni Peul» (traître comme un Peul), dit une expression wolof, la principale langue du Sénégal…